Piece of Cake

Si ce n’est pas encore très naturel en France, lorsque l’on pose un pied sur le sol américain, il convient d’adopter l’habitude du take-away coffee.

Et là, de nouveaux plaisirs matinaux s’annoncent. Latte ou black ? Tall ou large ? Muffin ou cookie ? Hmmm, je vais prendre l’un de vos biscuits triangulaires avec des pépites de chocolat et un latte, pleeease.

Le premier banc venu, s’asseoir et déplier le sac en papier-le même que dans les séries- en sortir le gobelet en carton recyclable, décoller la languette protectrice et siroter une gorgée. Du café noyé dans du lait chaud, c’est bon. Extraire le scone géant : ses pépites brunes vous font de l’œil, sa pâte irrégulière ne demande qu’à être rompue.

Croquer et alterner avec le café. Reprendre du scone. Et aussi du café. Et puis du scone. Encore du café.
Devenir accro au p’tit dej ‘ricain, piece of cake !

Ferry Building Marketplace
1, Ferry building
San Francisco, CA
Ferrybuildingmarketplace.com

Une idée du bout du monde

Un avion pour rejoindre la Suède. Une voiture pour rallier Göteborg. Un pont à traverser pour l’île de Tjörn. Un embarcadère à Rönnäng brygga et enfin 20 minutes de bateau pour poser le pied à Astol, une micro île du panorama suédois.
Vous êtes bien arrivés à la « Rökeri », comprendre en français le fumoir.

Même dans les endroits retirés, les suédois conservent leur réflexe design. C’est donc installés à une table en béton ciré que commence le voyage vers les meilleures spécialités du pays préparées avec la pêche du jour.
Au départ, un assortiment de poissons et crustacés fumés, du saumon, de la truite, du maquereau ou des crevettes. Un détour par une soupe de poisson aux saveurs d’océan, puis un stop par un pannel de harengs arrangés au citron, aux échalotes, aux herbes fraîches.
En guise de compagnon de route, les incontournables pommes de terre à l’eau relevées d’une sauce à l’aneth trouvent leur salut.

La mer clapote dans le port, le soleil suédois -sorti en grande pompe cette fois- est maintenant déclinant, une légère brise souffle, la terrasse offre une vue sur les chalutiers au repos, vous ne comprenez pas un mot de la carte, ni des conversations alentours.
Vous êtes incroyablement loin.

Åstols Rökeri AB, Hamnen 4, 471 44 ÅSTOL, Tel: 0704-15 34 95, info@astolsrokeri.se

Fraîcheur d’orient

Le dernier plan déj sur le pouce parisien ? Le nouveau sandwich d’une chaine de restauration rapide ? Un kebab végétarien !

On chauffe. Sur la place faisant face à l’université d’Istanbul, un vendeur ambulant prépare à la commande cet encas. Une crêpe épaisse et souple, un œuf dur cassé sous nos yeux, une tomate coupée minute, des herbes fraîches. Le tourniquet à saveur répond présent.

Qui a dit que la bouffe turque était fat ?

Université d’Istanbul
Kaptan-ı Derya İbrahim Paşa Sokak Beyazıt, 34116 İstanbul, Turquie


« A la goutte »

ImageAligre. Samedi matin, dimanche matin : la même difficulté à se frayer un chemin, les mêmes étals d’abondance. D’entrée de jeu, le stand de pommes-de-terre. La craie sur l’ardoise suspendue indique : 1 euro le kilo. « Quoi, c’est tout ? ».
La déambulation continue. Oranges juteuses, j’entends « un iro, un iro », 500 grammes de fraises gonflées, 3 bottes d’herbes fraîches en échange d’une pièce, une bousculade, 2 aubergines brillantes, une butée contre un caddie, 1 fenouil, un tâté de kiwi, un poulet rôti, 3 poires comices,  « Il est bon le melon, il est bon », une livre de fèves et 3 carottes.

Les bras chargés et le sentiment d’avoir fait des affaires, il est temps de parcourir le JDD en terrasse.

Marché d’Aligre, place Aligre, 75012 Paris
« A la goutte », c’est ce que clament  les vendeurs pour vous inciter à goutter leur produit. L’essayer c’est l’acheter ? Une ficelle qui fonctionne ici aussi.

Ils vont partir comme des petits pains

Le boulanger a déserté la boutique pour son fourneau. La matinée s’étire tranquillement, les allées sont calmes, mais ils sont tous là, en nombre et pourtant esseulés, dorés, amoncelés derrière la vitre. Si le bras ne peut les atteindre, les yeux les dévorent et se laissent bercer par la douceur de leur grain. Plus tard, ils s’en iront un à un dans des cabas en crochet. Mais cette odeur de farine gonflée, est-ce ma sensation ou un tour que me joue mon appétit ?

Nous ne sommes pas dans une boulangerie française, mais au Mercado Do Bolhão de Porto.
Même s’il semblait, à cette heure-ci, réjouir davantage les touristes en quête d’authenticité que les habitants du quartier, il abrite encore aujourd’hui des étales diverses sous une structure remarquable.

Mercado Do Bolhão‎ RuA. de Fernandes Tomás, 4000 Porto, Portugal‎

Mon panier est vide

Lorsque l’on goute un aliment pour la première fois, on a l’habitude de dire qu’il faut faire un voeu.
En avalant ma première gorgée de blog gustatif, je fais ici le voeu d’exprimer les moments d’émotion culinaire qui m’auront traversés au détour d’une sortie ou d’un voyage. Est-ce qu’on lui met aussi une poignée d’assiduité à la p’tite dame ? Oui, allons-y.