Sardines à l’huile

Sardines

Vent doux, manches courtes, jupette, sandalettes. La nuit est tombée mais la chaleur du soleil de la journée se prolonge dans l’air ambiant des rives du Bosphore.
En plein hiver parisien, même si le soleil se pointe, l’odeur du poisson grillé manque cruellement pour réchauffer le moral. Cette odeur -là, précisément celle qui, l’été arrivé, rend n’importe quel instant plus léger, plus facile, plus simple.

La sardine finit sa vie maritime dans un seau d’eau claire sur le pavé. Eventrée derrière le comptoir, un aller-retour sur la plancha, un onguent d’huile d’olive, et zou. Elle se déguste à la mode sandwich-baguette accompagnée de quelques tranches de salade-tomates-oignons.
Appelons-le hot-dog de poisson ou fish-kebab, ce fast food du pont Galata d’Istanbul a un goût de marée et d’authenticité.
Peu importe les arrêtes pourvu qu’on ait l’insouciance d’une nuit d’été. Bye bye blizzard !

Vendeur ambulant sur les rives du Bosphore, Istanbul

 

Cagette farcie de tomates

Cagette

Dernier concept arty, idée rangement Elle Deco ou exercice de menuisier ?

Loupé. Ce sont des tomates du lac Inle qui viendront s’accumuler toutes serrées dans ces cagettes de bois.
Les petites billes rondes ont été cueillies sur les plans des jardins flottants dans la journée – uniques au monde, ces ilots de terre reposent sur le lac comme un crouton aillé dans une soupe.
Elles sont ensuite acheminées sur de longues pirogues, filant au ras de l’eau et annonçant leur arrivée à coup de moteur pétaradant.
Point d’attache : Nyang Shwe, plaque tournante de la tomate grappe.

Ce premier voyage s’est fait au chaud dans des paniers de roseaux, protégées par des feuilles de bananiers. Elles sont maintenant transvasées dans ces cagettes solides pour parcourir de plus longs kilomètres et inonder tout le pays de ces boules rouges.
N’y voyez de « coco » là dedans que le lait qui pourra les accompagner au prochain diner.

Petite, juteuse, sucrée, parfois verte, la tomate t’épate.

Lac Inle, Birmanie