Bijoux iodé

Marennes-Oléron

Marennes-Oléron à Rochefort sur Mer

Ceci n’est pas un lot de cagettes verdâtres débordant de coquilles. C’est un voyage au fond des mers. C’est un courant d’air à marée basse un jour de ciel bleu de printemps. C’est un lagon dans un chemin boueux.
Nemo serait tout-fou devant ce spectacle, il aurait un tapis de rocailles où se grater les écailles. C’est dans les bassins de Marennes que l’on trouve cette carpette d’huitres si spéciales.

L’hiver, elles ressemblent bon-an mal-an à toutes ses consoeurs, épaisses, goulues, déversant leur trop plein de serum lacté dès la première bouchée. Mais quand arrive l’été, les beaux jours et leurs soirées encore fraîches, elles revêtent leur plus bel atour, ce vert d’émeraude qui pourrait voler la vedette à la nacre d’une perle. Car à chaque ouverture, la vitrine de la bijouterie lève le rideau.
Sa collerette de reflets verts-bleus dignes d’une mer orageuse ensorcelle.

Madame exige d’être affinée en eau claire pour acquérir cette couleur si particulière. Fine et très iodée, son charme semi-précieux éclate à la première bouchée. Et alors, même l’éternité d’un diamant ne saurait lui voler sa place de préférée.

Trouver des Marennes-oléron : au marché couvert de Rochefort sur Mer,
les mardi, jeudi et samedi

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Pas de pitié pour les croissants

English Breakfast

Au petit-déjeuner, la journée commence seulement, tout peut encore arriver. Le réveil progressif me laisse en partie dans mes songes. Le premier repas de la journée s’annonce, et tout est permis. Café, latte, thé, ou chocolat. Changer, redécouvrir, varier les plaisirs, m’adapter aux pays que je visite. Ciao les croissants ! Un nouveau monde s’ouvre à moi.

Les english ne sont pas mal sur ce coup là. Scones, pancakes, marmelade, et même Marmite. Vous l’adorez ou vous la détestez. J’ai choisi mon camp, je l’adore. Un pain de campagne frais et grillé, une très fine couche de ce goût salé, presque cramé. J’appartiens à ce camp là.

Dans cette petite cour de Columbia road à Londres, ce café insolite est parfait. En fond de cour, quelques tables au calme en retrait de l’activité du marché aux fleurs. Un macchiato serré pour finir de m’éveiller et exercer mon oreille à l’accent british. Les badauds défilent : prendre un take away, c’est une institution ici, un bouleversement pour les parisiens accrochés à leur espresso au comptoir et pour moi, l’occasion de m’installer face au vas et viens et d’observer.

Ma pâtisserie et mon gobelet me suffiront-ils à passer pour une londonienne ? Let’s try it.