I eat New York

C’est un souffle de finesse avant la tempête de transfat, un rayon de sérénité avant la débandade de ketchup, un oasis de légèreté avant l’avalanche de calories. Si nous sommes bien à New York, cette infusion de lavande au matin d’un 1er janvier ne présage en rien du déballage culinaire qui suivra.

New York, oui, c’est la ville des tops filiformes Nike aux pieds et long black coffee à la main, mais c’est aussi le statut de liberté culinaire.
Alors on fait péter les donuts chez Dunkin d., on envoie les parts de giant pizza, on roule pour les bagels, on allonge les burgers, on fait sauter les pancakes, on craque pour un hot dog minute sur la 5ème, on s’enfile un muffin chez Magnolia, on s’arrache un bretzel à central park, on salive devant des oeufs benedict, on redemande du cheesecake et on guette le brownie.

Ici, les aberrations diététiques n’existent pas. Pizza en plat, beignet en dessert ? No problem! Cookie au gouter, Mac-do le soir, so what?
Le lynchage des bonnes habitudes fait partie du voyage, il est simplement à la hauteur des buildings qui nous entourent. Etourdissant !

 

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Une envie de fraises

L’embarras du choix. C’est plus d’une dizaine de desserts qui me fait face. Ils sont tous joliment dressés sur leur plateau à hauteur variable, et attirent mes yeux tour à tour. En haut la meringue aux cerises, ici une tartelette aux pêches, là un clafoutis aux abricots, un parfait au chocolat, un autre avec une tête de baba.
Après une réflexion futile –choisir en fonction du nom, de la forme, de la couleur, de mon imagination ? C’est le cheesecake goyave-fraise, ici au centre, qui aura raison de ma gourmandise.

J’aurais voulu tous les goûter, mais la première bouchée emporte tous les doutes. Les fraises sont découpées en tranches fines, le biscuit est justement délicat, il laisse découvrir une mousse très légère qui diffuse onctueusement ce doux goût des Antilles.

Le temps se ralentit avec délices, et construit un moment ambigu où chaque bouchée rapproche de la fin, mais ravive une once de plaisir.
C’est une certitude, seul Ottolenghi sait faire cet effet là.

Ottolenghi
287, Upper street
Londres
http://www.ottolenghi.co.uk/