Mangez des pommes

Il fait bien frais ce samedi matin d’octobre lorsque 3 parisiens décident de s’extirper des avenues encombrées pour respirer l’air de la plaine de Gally. L’objectif de la matinée : la cueillette des pommes d’automne.

Les allées se succèdent, les pommiers s’alignent en bataillon. La fine équipe prend connaissance du territoire : ici, les Golden, là, les Canada, par là-bas, les Rubinettes (rien à voir avec de la tuyauterie); puis elle s’arme d’une belle brouette verte, et à l’attaque : une à une les pommes déboulent dans le récipient de métal. Elles sont froides, fermes, et lumineuses.
Un petit détour par les plans de radis, à déloger doucement de leur terre en les faisant tourner, puis par les courgettes, qu’il faut débusquer au bout de longues tiges, et l’on ira quand même compléter le lourd magot des pommes vertes avec la rougeur des Jonagold.

Si l’on fait abstraction de l’autoroute qui passe au loin, la campagne en vivant à Paris, c’est possible.

Pour une virée de récoltant du dimanche, c’est là (avant la fermeture hivernale) : ferme de Gally