Jus canon

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Une sensation de fatigue dans les gambettes, vélo oblige. Une fine couche de sable aggloméré sur la peau au gré des sentiers. Une vue sur l’un des plus majestueux temple de Bagan, l’un des joyaux de la Birmanie – 3 étages, 50m de largeur, 24 vendeurs de carte postale.

Les kilomètres accumulés et l’affluence poussent la soif à se manifester. Ca tombe bien, le rotin s’offre à nous, mi-ombre mi-soleil, vue sur les passants – et le monument. Le choix du jus local s’impose pour parachever le dépaysement du lieu.
La canne à sucre est pressée minute par une machine d’antan à usage manuel, laissant à la mixture un léger goût de ferraille; la paille poussiéreuse et les glaçons maison (à l’eau potable ?) poussent peut-être l’authenticité un cran trop loin.

Mais le sucre réconfortant rafraichit instantanément et me fait l’effet de l’EPO sur Lance, les derniers kilomètres à vélo fileront tout seul.

La valse menue des touristes continue ; à l’arrière, le serveur pousse fièrement la chansonnette et s’accompagne de sa guitare. Une casserole n’aurait pas fait mieux, mais la sensation du temps figé ne peut pas lui résister.

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