« A la goutte »

ImageAligre. Samedi matin, dimanche matin : la même difficulté à se frayer un chemin, les mêmes étals d’abondance. D’entrée de jeu, le stand de pommes-de-terre. La craie sur l’ardoise suspendue indique : 1 euro le kilo. « Quoi, c’est tout ? ».
La déambulation continue. Oranges juteuses, j’entends « un iro, un iro », 500 grammes de fraises gonflées, 3 bottes d’herbes fraîches en échange d’une pièce, une bousculade, 2 aubergines brillantes, une butée contre un caddie, 1 fenouil, un tâté de kiwi, un poulet rôti, 3 poires comices,  « Il est bon le melon, il est bon », une livre de fèves et 3 carottes.

Les bras chargés et le sentiment d’avoir fait des affaires, il est temps de parcourir le JDD en terrasse.

Marché d’Aligre, place Aligre, 75012 Paris
« A la goutte », c’est ce que clament  les vendeurs pour vous inciter à goutter leur produit. L’essayer c’est l’acheter ? Une ficelle qui fonctionne ici aussi.

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Ils vont partir comme des petits pains

Le boulanger a déserté la boutique pour son fourneau. La matinée s’étire tranquillement, les allées sont calmes, mais ils sont tous là, en nombre et pourtant esseulés, dorés, amoncelés derrière la vitre. Si le bras ne peut les atteindre, les yeux les dévorent et se laissent bercer par la douceur de leur grain. Plus tard, ils s’en iront un à un dans des cabas en crochet. Mais cette odeur de farine gonflée, est-ce ma sensation ou un tour que me joue mon appétit ?

Nous ne sommes pas dans une boulangerie française, mais au Mercado Do Bolhão de Porto.
Même s’il semblait, à cette heure-ci, réjouir davantage les touristes en quête d’authenticité que les habitants du quartier, il abrite encore aujourd’hui des étales diverses sous une structure remarquable.

Mercado Do Bolhão‎ RuA. de Fernandes Tomás, 4000 Porto, Portugal‎