I eat New York

C’est un souffle de finesse avant la tempête de transfat, un rayon de sérénité avant la débandade de ketchup, un oasis de légèreté avant l’avalanche de calories. Si nous sommes bien à New York, cette infusion de lavande au matin d’un 1er janvier ne présage en rien du déballage culinaire qui suivra.

New York, oui, c’est la ville des tops filiformes Nike aux pieds et long black coffee à la main, mais c’est aussi le statut de liberté culinaire.
Alors on fait péter les donuts chez Dunkin d., on envoie les parts de giant pizza, on roule pour les bagels, on allonge les burgers, on fait sauter les pancakes, on craque pour un hot dog minute sur la 5ème, on s’enfile un muffin chez Magnolia, on s’arrache un bretzel à central park, on salive devant des oeufs benedict, on redemande du cheesecake et on guette le brownie.

Ici, les aberrations diététiques n’existent pas. Pizza en plat, beignet en dessert ? No problem! Cookie au gouter, Mac-do le soir, so what?
Le lynchage des bonnes habitudes fait partie du voyage, il est simplement à la hauteur des buildings qui nous entourent. Etourdissant !

 

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On va pas chipoter

Un logo en forme de poivron défraichi. Une enseigne sur les grands boulevards. Et en plus c’est un fast food. Bien bien bien.
Ah les New Yorkais en raffolent ? Ah bon l’adresse est dans le guide du fooding ? La marque a gagné un lion d’or à Cannes pour sa campagne de publicité ?
Soit. Si vous me parlez sur ce ton, alors je goûte votre burrito barbacoa avec haricots, riz, tomates et avocat. Oui oui ce sera tout, faut pas déconner.

Après l’ambiance self – on a le temps de papoter dans la queue et de voir quels ingrédients choisir – il est temps de tâter du burrito.
Surprise, c’est goûtu, frais, plein de saveurs. Comme on entend sur M6, il y a du travail et c’est gourmand.
Old el Paso ne règne plus en maître sur l’identité culinaire mexicaine en France. Et caramba c’est tant mieux !

Chipotle
20, Boulevard Montmartre
75009 Paris
01 45 23 12 54

Une idée du bout du monde

Un avion pour rejoindre la Suède. Une voiture pour rallier Göteborg. Un pont à traverser pour l’île de Tjörn. Un embarcadère à Rönnäng brygga et enfin 20 minutes de bateau pour poser le pied à Astol, une micro île du panorama suédois.
Vous êtes bien arrivés à la « Rökeri », comprendre en français le fumoir.

Même dans les endroits retirés, les suédois conservent leur réflexe design. C’est donc installés à une table en béton ciré que commence le voyage vers les meilleures spécialités du pays préparées avec la pêche du jour.
Au départ, un assortiment de poissons et crustacés fumés, du saumon, de la truite, du maquereau ou des crevettes. Un détour par une soupe de poisson aux saveurs d’océan, puis un stop par un pannel de harengs arrangés au citron, aux échalotes, aux herbes fraîches.
En guise de compagnon de route, les incontournables pommes de terre à l’eau relevées d’une sauce à l’aneth trouvent leur salut.

La mer clapote dans le port, le soleil suédois -sorti en grande pompe cette fois- est maintenant déclinant, une légère brise souffle, la terrasse offre une vue sur les chalutiers au repos, vous ne comprenez pas un mot de la carte, ni des conversations alentours.
Vous êtes incroyablement loin.

Åstols Rökeri AB, Hamnen 4, 471 44 ÅSTOL, Tel: 0704-15 34 95, info@astolsrokeri.se